Edito
Vive Le Trou
Ouf. C'est le soupir de soulagement que beaucoup d'entre-nous, chers lecteurs, poussons en cette magnifique nuageuse matinée d'été. Le monde est enfin libéré du fléau de cet été : le Tour de France 2005. Comprennons-nous bien chers lecteurs, je n'ai rien contre le sport, bien au contraire, encore moins contre ses retransmissions audiovisuelles (ben ouais la flemme, allez courir par 38°C ou par -5°C, c'est nul d'un point de vue de moi). Bon les coureurs, on dit qu'ils sont shootés, bon, quand je les vois faire 200 bornes en vélo et arriver moins fatigués que moi si je les avais fait en bagnole ou en train, ma curiosité est piquée à vif. On se demande s'ils suent d'ailleurs, apparement non. Bon aller, on va faire comme les journalistes, on va jouer les faux-culs en disant que quand même çà soulève des questions bizarres mais quand même qu'ils sont beaux ces athlètes et vive le sport. Et oui car c'est bien nos amis les commentateurs sportifs du tour qui ont énervé toute la rédaction cet été ! A côté, leurs confrères du football sont dignes du prix Nobel de littérature.
On a rarement vu, à notre humble avis, autant d'énergie à essayer de dire le moins de chose en un maximum de temps. L'arsenal était impressionant : répétitions sans vergogne qui sont une occasion sans pareil de faire réviser leurs temps à vos chères petites têtes blondes , brunes, chataignes?, chevelues (ou pas) : "Il va doubler le Polonais. Mais double le Polonais ! Ah il double le Polonais, ah ah oui il a bien doublé le Polonais, il aurait pu rester derrière mais encore eut-il fallut qu'il ne doublasse point le Polonais. Rappellez-vous mon cher Michel quand il doublait le Polonais". Et oui sur les routes du tour, le cycliste Polonais fait parler de lui, pas besoin de référendum. Ensuite nous avons les charmes naturels de la France. De temps en temps, la route des cyclistes croise celle de monuments, alors on a le droit à un laïus sur le dit monument. Bon. C'est tellement noyé dans la franchouillardise qu'on doute réellement de la véracité des informations. Un peu comme si votre cousin Marcel venait vous annoncer qu'il a trouvé une théorie unificatrice de la mécanique quantique et de la relativité générale entre deux Kros. Vous marqueriez un temps d'arrêt hein ?
Tout celà est entrecoupé de messages incendiaires envers les spectateurs qui, sur le bord des routes, défient une sécurité inexistante pour courir ou toucher les cyclistes (quand ils grimpent des cols et qu'ils vont pas vite, en plat ils vont plus vite que toi avec ta Clio, tu veux les toucher tu perds une main). Bon c'est exact que quelques gens avec un comportement idiot sont vraiment...idiots ? Mais bon, c'est bien beau de faire l'offusqué, tant qu'il n'y aura pas un mort, on ne fera rien. La grande famille cycliste doit aimer à ce point les drames qu'elle les regarde tranquillement arriver en attendant de les commenter placidement.
Une fois la course terminée, on se croit délivrés, en pauvres crédules que nous sommes. Et non, il y a encore l'émission post-course, qui tente de prolonger le néant rédactionnel de l'après-midi d'effort. La spécialité de l'émission ? La question en bois d'acajou (du bon bois qui rend bien, t'as l'impression que c'est super mais çà reste du bois) qui appelle forcément la réponse de langue de bois de tek (bois qu'on trouve un peu partout maintenant, tout le monde sait que c'est moyen mais c'est tellement pratique). Au lieu de prendre des sponsors dans la téléphonie mobile, on ferait mieux de lorgner du côté des acieries.
Ouf. C'est le soupir de soulagement que beaucoup d'entre-nous, chers lecteurs, poussons en cette magnifique nuageuse matinée d'été. Le monde est enfin libéré du fléau de cet été : le Tour de France 2005. Comprennons-nous bien chers lecteurs, je n'ai rien contre le sport, bien au contraire, encore moins contre ses retransmissions audiovisuelles (ben ouais la flemme, allez courir par 38°C ou par -5°C, c'est nul d'un point de vue de moi). Bon les coureurs, on dit qu'ils sont shootés, bon, quand je les vois faire 200 bornes en vélo et arriver moins fatigués que moi si je les avais fait en bagnole ou en train, ma curiosité est piquée à vif. On se demande s'ils suent d'ailleurs, apparement non. Bon aller, on va faire comme les journalistes, on va jouer les faux-culs en disant que quand même çà soulève des questions bizarres mais quand même qu'ils sont beaux ces athlètes et vive le sport. Et oui car c'est bien nos amis les commentateurs sportifs du tour qui ont énervé toute la rédaction cet été ! A côté, leurs confrères du football sont dignes du prix Nobel de littérature.
On a rarement vu, à notre humble avis, autant d'énergie à essayer de dire le moins de chose en un maximum de temps. L'arsenal était impressionant : répétitions sans vergogne qui sont une occasion sans pareil de faire réviser leurs temps à vos chères petites têtes blondes , brunes, chataignes?, chevelues (ou pas) : "Il va doubler le Polonais. Mais double le Polonais ! Ah il double le Polonais, ah ah oui il a bien doublé le Polonais, il aurait pu rester derrière mais encore eut-il fallut qu'il ne doublasse point le Polonais. Rappellez-vous mon cher Michel quand il doublait le Polonais". Et oui sur les routes du tour, le cycliste Polonais fait parler de lui, pas besoin de référendum. Ensuite nous avons les charmes naturels de la France. De temps en temps, la route des cyclistes croise celle de monuments, alors on a le droit à un laïus sur le dit monument. Bon. C'est tellement noyé dans la franchouillardise qu'on doute réellement de la véracité des informations. Un peu comme si votre cousin Marcel venait vous annoncer qu'il a trouvé une théorie unificatrice de la mécanique quantique et de la relativité générale entre deux Kros. Vous marqueriez un temps d'arrêt hein ?
Tout celà est entrecoupé de messages incendiaires envers les spectateurs qui, sur le bord des routes, défient une sécurité inexistante pour courir ou toucher les cyclistes (quand ils grimpent des cols et qu'ils vont pas vite, en plat ils vont plus vite que toi avec ta Clio, tu veux les toucher tu perds une main). Bon c'est exact que quelques gens avec un comportement idiot sont vraiment...idiots ? Mais bon, c'est bien beau de faire l'offusqué, tant qu'il n'y aura pas un mort, on ne fera rien. La grande famille cycliste doit aimer à ce point les drames qu'elle les regarde tranquillement arriver en attendant de les commenter placidement.
Une fois la course terminée, on se croit délivrés, en pauvres crédules que nous sommes. Et non, il y a encore l'émission post-course, qui tente de prolonger le néant rédactionnel de l'après-midi d'effort. La spécialité de l'émission ? La question en bois d'acajou (du bon bois qui rend bien, t'as l'impression que c'est super mais çà reste du bois) qui appelle forcément la réponse de langue de bois de tek (bois qu'on trouve un peu partout maintenant, tout le monde sait que c'est moyen mais c'est tellement pratique). Au lieu de prendre des sponsors dans la téléphonie mobile, on ferait mieux de lorgner du côté des acieries.
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