"Le Malheur C'Etait Mieux Avant"

Publié le par FoM

Et oui vous vous doutez bien qu'en cette veille de lendemain de Noël, la rédaction de l'Examiner ne pouvait pas vous laisser à votre bonheur mérité après une année bof-bof, on va pas se mentir non plus, on est grand. Oui, le bonheur, on y pense surtout à Noël, enfin on y pense toute l'année mais lui souvent il pense pas trop à nous, genre il a peut-être mieux à faire ce con ? On se demande parce que franchement, on a plus l'impression que c'est le chomâge technique, même en regardant les reportages de Jean-Pierre Pernault qui nous apprennent comment le jeune Jason de Cuges-Les-Pins à réalisé son rêve en rencontrant le squelette de Marylin Monroe. Enfin bref, question comm', c'est pas top.

Mais c'est surement inhérent à notre époque, où la frontière entre le malheur et le bonheur est floue, comme par exemple quand on gagne 100 euros au loto mais sur le chemin jusqu'au bar des sports on se fait violer sexuellement par le rottweiler du voisin qui avait oublié de lui mettre sa muselière à bite. Entre le psy et le pressing, les 100 euros sont vite bouffés, à l'instar de votre jambe si vous portez plainte. Alors que avant, la frontière entre bonheur et malheur étant distincte, y'avait pas à tortillas du culos, c'était un coup "bonheur", un coup "malheur". Par exemple il y avait de vraies guerres, et ben c'était le malheur. Comme il y avait pas les euros par exemple pendant la World War Two, ben c'était pas possible de gagner 100 euros au loto. Et pis comme le tuning n'existait pas, bah y avait pas de rottweiler. Pis c'était très dur de croire au bonheur en se tapant du topinambour à longueur de journée quand même, sans compter la flambée du prix du kiwi à l'époque en Bretagne, à cause du marché noir. Enfin il était noir car il y avait du traffic dans la baie de Bretagne la nuit, où il n'était pas rare d'entendre subrepticement des "Bourre-moi la chatte", sous-entendu "Remplis mon bateau avec tes caisses de kiwi, grand fou".

On pourrait faire pleuvoir les exemples comme les sauterelles sur l'Egypte à la grande époque ou ils était pétés de thunes et ils pouvaient remplacer la flotte par des insectes, mais on va dire que la fin de l'alternance tranchée entre bonheur et malheur se situe avec les arrivées conjuguées de l'électronique et de la miniaturisation, qui ont créé beaucoup de frustration, et ce pas seulement à cause du minitel. Principal acteur dans la déchéance de notre système de valeurs morales : le tamagoshi. Ce petit gadget fourbe a commencé a créer une dépendance au stress et l'angoisse de voir l'animal virtuel tant aimé mourir alors que, à la fin, on s'en fout quoi, c'était qu'un circuit imprimé. Genre quand on a une télécommande qui meurt, mais dans des circonstances atroces comme "écrasée par le cul de Tatie Josette", c'est pas anxiogène (1), ou alors faut consulter. Quelques années après, le concept de fabrication de "malheur-sur-demande" est bien rôdé, avec des émissions de télé-réalité qui vous font vivre par procuration les malheurs de jeunes gens qui pleurent à chaudes larmes à chaque fois que la porte claque un peu trop fort ("Non mais c'est pas possible je craque moaaaaa ... cette porte elle me fait trop stresser du coeur de rocker"), à croire que si t'es pas émotif t'as aucune chance. Chimène Badi, elle-même issue des rangs de cette usine à malheur collectif, a bien résumé çà dans sa chanson "Tellement Beauf".

Enfin ajoutez à cela le massacre de valeurs normalement transcendentales de tout malheur, comme l'enfance. Nous, on a tellement de bonheur de porter nos baskets Adidas, on s'imagine que les enfants qui les cousent s'amusent bien aussi, mais non, on se ment (ce). Bon çà se trouve ils trouvent çà chouette de travailler gratis, nous quand on était gosse on demandait pas un chèque pour chaque collage de gommettes non plus, mais s'ils ne vont pas à l'école, ils n'apprendront jamais des mots comme ahmastique ... asmathique (2) ... vous voyez déjà en français c'est impossible à écrire, alors en chinois, çà doit vraiment être de l'hébreu.

Nan pour vraiment retrouver les fondamentaux du bonheur, faudrait une bonne grosse guerre des familles, bien comme il faut. Joyeux Noël.

NDLR : Si tu ne comprends pas pourquoi un article aussi décousu que ma couette, une petite explication se trouve dans le commentaire n°4 ici. Nom d'un biniou semi-automatique, j'f'rai pas çà toutes les semaines.

(1) Surtout que moi mes télécommandes, je les paume (d'api), du coup je suis obligé d'écouter Pierre Perret sur la 2, avant qu'il eure, du coup je dois brancher ma webcam pour demander aux gens s'ils ne la voient pas dans la pièce. Des fois les gens ils me font des blagues genre "Attention ta pâte à gauffre s'enfuit".

(2) Ca c'est un pari dans le pari, on appelle çà un "inside out bet" aux states.
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Publié dans A la Une

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C
C'est con que j'étais en congés parce que j'avais un commentaire drôle mais là non.Sinon "on se fait violer sexuellement par le rottweiler du voisin qui avait oublié de lui mettre sa muselière à bite" c'est probablement la quintescence de mon bonheur d'aujourd'hui.
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F
Attends ouais,il faut ce qu'il faut hein ! C'est pas (encore) "The Bisounours Examiner" ici !
M
Je constate qu'avant de te mettre a ecouter du Keane, tu savais encore orthographier mon nom, raclure continentale.
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F
Voilà c'est corrigé ... mais je trouvais que depuis que t'es au Japon d'avais plus de grands airs et de de larges ailes ... mouarf allez godspeed motherfuckeresse.
C
Je voulais juste te remercier de remettre les notes de bas de post à l'honneur. (c'était très intéressant)
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F
Oui je sais que tu es une grande admiratrice et pratiquante de la note de bas de page, j'ai toujours été moi même un amateur, je pratique même donc la note de bas de com' tu l'as vu. Bientôt je compte lancer une nouvelle collection de notes de bas nylon de page.
M
James c'est ton telephone portable?<br /> C'est un peu comme le tamagochi de Ko-chan alors... J'espere que comme dirait notre copine Chimene t'as pas eu peur de viser la lune, histoire d'etre sur qu'il retombe pas.
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F
Le chat de Ko-chan s'appelle James ? (essaie de prononcer cette phrase très vite 18 fois, ti tu y arrives sans saigner de la langue ni du nez, tu as le droit d'être un ouinneur)Ah oui viser la lune ... elle avait bu ... on sait bien que Chimène au rhum ...
M
Et voila, FoM nous raconte que des conneries comme d'habitude, et y a une personne intelligente qui s'egare ici par megarde (mimi) et qui laisse UN commentaire intelligent.<br /> Qui du coup se sent un peu seul, forcement.<br /> T'inquiete, tu vas l'avoir ton post (dans le cul) (Kir c'est Noel, alors prete un peu tes jouets). Je te signale que j'ai du traverser la moitie de Tokyo pour nourrir a la cuiller un Chihiro a l'article de la mort. J'ai pas eu le temps trop trop. Mais ne t'en fais pas mon loulou, CA VIENT. Je rends hommage a ta creativite (surtout le coup de la chatte c'etait fort) mais tu seras pas decu chez moi non plus. (putain maintenant que j'ai dit ca je vais etre obligee de produire un truc decent) (moi et ma grande gueule)
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F
Et ben dis-donc tu as fait un sacré voyage pour Chihiro (voilà c'est fait, on en parle plus). Ben sinon j'attends avec impatience le fruit de ta reflexion sur notre thème imposé par hasard et tu as en effet intêret à gazer sec.