"Sale Temps Pour Une Salade De Fruits Part Itime"
Résumé de l'épisode de la semaine dernière : allez lire l'épisode de la semaine dernière bande de grosses feignasses d'otaries bourrées à la mauvaise bière, non mais sans déconner.
Quelques jours après leur sortie de prison, les routes de Marie-Cerise et Laure-Mirabelle se séparent. La première veut aller faire une bac pro "paysan" pour devenir agricultrice et ainsi s'occuper de la terre, des vers de terre, des pommes de terre mais pas des artères ou des panthères par exemple, trop dangereux dans les deux cas. Laure-Mirabelle veut s'enrôler dans une communauté spirituelle qui prône le retour aux valeurs naturelles comme la chasse au mammouth à dos de liane et la mort à 25 ans dévoré par un tigre à dents de sabre. Marie-Cerise un peu trop terre à terre préfère continuer sa route toute seule en écoutant des disques de Cabrel. Les deux amies se promettent de se retrouver dans dix ans place des grands hommes pour constater que comme prévu, elle ne sont pas devenues quelqu'un d'important comme tout le monde, ou presque. Plusieurs années passent, Marie-Cerise obtient son bac pro "paysan" avec mention "Boudiou c'est du bon travail çà !" et rachète une ferme à l'abandon pour son projet de culture biologique de la pomme de terre à base de vers de terre boostés au jus d'algues tueuses. Alors qu'elle en est encore à récurer les chiottes, et y a du boulot car avant c'était une exploitation de pommes vertes et de pruneaux, elle reçoit un appel mystérieux qui lui dit que son amie Laure-Mirabelle est en danger de mort avec risque de décès.
Après une entrée en matière plutôt violente mais classique, l'héroïne se trouve sur la bonne pente mais son passé la rattrape, bien qu'il ait failli se gourer et prendre la mauvaise direction au virage après Saint-Bauzille-de-Putois. Comme prévu, son amie à des problèmes, elle a bien sûr ce côté totalement crétinos qui la pousse à se mettre dans des galères dignes de l'époque romaine avec une insouciance qui frise le communisme.
Marie-Cerise décide qu'elle s'en tamponne l'os, elle ne va pas abandonner son exploitation comme çà, que après tout Laure-Mirabelle avait qu'à faire gaffe avant d'aller s'acoquiner avec une bande de givrés paléolithiques comme çà. En plus elle écoute du Didier Super, qui prône que des fois, y a des gens qui sont dans la merde, et ben la meilleur chose qu'on puisse faire pour eux, c'est de les laisser dans leur merde. Mais un beau jour, où était-ce une nuit, bon on va dire que c'était un soir, Laure-Mirabelle arrive en gueulant comme un âne à qui on aurait volé sa carotte fétiche pour lui mettre dans un endroit assez inédit de son anatomie où d'habitude les carottes ne vont point, enfin pas chez les gens biens, toute poursuivie qu'elle est par Georges, un tigre à dents de sabre à l'humeur changeante. Marie-Cerise, oubliant deux secondes Didier Super, sauve son amie en balançant des pommes de terre mal calibrées sur le fauve qui dans un faux mouvement se coince deux patates dans les dents, çà lui fait hyper mal aux gencives et donc il s'en va, parce qu'ils ne se brosse pas les dents au xygencyol de plumate sauvage comme recommandé par l'Association Française des Dentistes de l'Extrême. Laure-Mirabelle tombe dans les pommes de terres, enfin évanouie, mais sauvée aux pieds de Marie-Cerise.
Grande démonstration de la théorie de Murphy, si tu ne vas pas aux emmerdes, alors les emmerdes viendront à toi, et ils améneront des potes à eux rencontrés en chemin. La technique de self-défense à base de patates est un peu grosse mais bon, si on veut sauver les deux protagonistes, on n'a pas le choix, même dans un film moyen. On a déjà vu plus gros, comme par exemple se poser sur un astéroïde, ou Maïté1.
Laure-Mirabelle raconte à Marie-Cerise comment les fondus de sa communauté ont volé un cadavre de tigre préhistorique au musée, et ont réussi à le clôner. Une fois sur pied il a bouffé tout le monde au petit-déj et seule elle a réussi à s'enfuir, avec le nom qu'elle avait, Georges a mis un moment à se rappeller s'il était végétarien aussi de temps en temps. Après elles se racontent leurs souvenirs et Marie-Cerise raconte comment elle avait réussi à battre Jocelyne en prison. Laure-Mirabelle lui dit alors qu'elle ne savait pas le mot, elle voulait simplement lui faire comprendre avec des gestes osés qu'elle avait envie d'elle. Elles tombent dans les bras l'une de l'autre, se pacsent universalis et vivent une vie moyenne en vendant de bonnes patates sur le marché du dimanche.
Voilà, le planting de la prison a marché, finalement c'était une petite histoire sans grande conséquence mais bien humaine. C'est nul.
1Spéciale dédicace à MeryllB, grande adoratrice de Maïté.
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